Comment un habitant de Saint John retrouve la voiture de sa jeunesse
50 ans après l'avoir vendue ...

Publié le 15.04.2012



       

 

 

En 1957, à 15 ans, Pacholski et son ami, Bob Jatczak, achètent une Ford 1940 standard, une conduite intérieure à deux portes. Ils avaient entendu parler, par des jeunes de leur voisinage du South Chicago, d' une voiture « déglinguée » à vendre par un groupe de mordus d' automobiles.

« De toutes les voitures dont nous avions envie ou que nous voulions avoir la Ford 40 était notre préférée, » explique Pacholski .

Ils l'achètent «  en l'état » pour $10 pour l'avoir comme voiture dédiée à un projet. Elle n'a ni intérieur ni vitres, et pas plus de moteur. Ses garde-boues sont déposés dans l'habitacle. Pacholski et son ami trainent la voiture au moyen d'une corde jusqu'à un garage loué dans leur voisinage.

 

Pendant l'année suivante, le duo désassemble puis reconstruit la voiture pour courir à une course d'accélération. Pour que la Ford soit préparée pour la compétition ils installent un moteur spécial - un DeSoto 'Hemi', moteur à culasses hémisphérique, populaire dans le milieu des concurrents. L 'apparence étant secondaire, ils peignent l'extérieur avec un triste apprêt gris et « bricolent » un intérieur improvisé.

En 1960, Pacholski vend à son ami Bob ses parts dans la voiture ( le prix initial, plus sa part des frais pour la reconstruire ) pour aider au financement de ses études au Collège Saint Joseph à Rensselaer. Jatczak reste dans Chicago Sud, devient mécanicien automobile et se marie. Les chemins des amis s'étant séparés, Pacholski perd la trace de Jatczak et la voiture.

La Ford 1940 reste dans le garage de Jatczak jusqu'à sa mort en 1983. Sa veuve la vend finalement à un collectionneur de voiture de Crown Point, George Deifel. La voiture était tombée dans le délabrement et Deifel l'a acquise pour la restaurer. 

En 1995, Pacholski est pressé par son fils d'aller voir une exposition locale d' automobiles où il présente un camion. Dans l'exposition, Pacholski aperçoit le capot ouvert d' une Ford 1940 rouge. Se souvenant de son affinité pour ce modèle, il s'arrête pour l'admirer.

La voiture ne ressemble en rien à sa vieille Ford. Elle a une belle peinture brillante et une sellerie intérieure, produit d'un haut niveau professionnel. Mais sous le capot Pacholski remarque quelque chose d'inhabituel : un moteur DeSoto Hemi. Curieux, il se glisse sous la voiture pour regarder la transmission. De nouveau il trouve une coïncidence étonnante : la voiture a également une transmission unique comme celle construite par son ami et lui. Pacholski interroge le propriétaire, George Deifel, sur l'origine de la voiture. Deifel répond qu'il l'avait acheté du Côté du Sud-est de Chicago. Surpris, Pacholski s'écrie, « mais c'est ma voiture! »

Pacholski jubile pleinement de sa trouvaille. « Ce fut une ruée de différentes émotions, » explique-t-il. « Tout cet afflux de vieux souvenirs liés avec ce véhicule : l'assemblage du moteur, la première fois où j'ai conduit la voiture, la participation à la course d'accélération. » Mais Deifel n'est pas intéressé à la vendre et Pacholski n' est pas en position pour acheter la voiture.

 

 

Ce n'est qu'en 2010, dès que Pacholski prend sa retraite, qu'il peut envisager l'achat d'une « voiture hobby. ». Il se souvient de la Ford 1940. Entretemps Deifel a vendu la voiture à un autre collectionneur.

Après quelques investigations parmi les passionnés locaux d' anciennes automobiles et plusieurs coups de téléphone, Pacholski retrouve le nouveau propriétaire, qui est d'accord pour s'asseoir confortablement dans son garage avec Pacholski. et faire affaire. 

Pacholski est tout joyeux d' avoir de nouveau son ancienne voiture - surtout dans cet état de restauration. « Descendre la rue en la conduisant est un régal avec les gens me faisant des appels de phares, agitant la main et levant le pouces en l'air, » dit-il.

Il apprécie aussi la manière dont la voiture ouvre la porte à la conversation soit aux expositions automobiles, aux défilés nocturnes, ou dans son voisinage. « Vous devenez identifiés par votre voiture. C'est la conversation prête à l'emploi. »

 

 

Quand on lui demande s'il envisagerait à nouveau de s'en séparer, Pacholski répond par un rapide « Non! ».

Il projette de garder la voiture pour ses enfants et quelle reste dans la famille.

Comme il dit : « c'est mon legs »,. Et après cette étrange conjonction de circonstances qui l'a réuni avec la voiture, cela est facile à comprendre.

Pacholski ne prend pas à la légère cette bonne fortune qui a permis le rétablissement de ce morceau de sa jeunesse.

Comme il dit : « J'ai réussi à avoir ma voiture préférée, je suis vraiment béni. » 

 


Article : par Lara Krupicka paru sur St John Community,

Credit Photos : St John Community par Lara Krupicka.

Denis Eveillard


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