Parfois sur le web on fait de bonnes rencontres ...

Publié le 05.03.2011



       

 

 

Je commence mes recherches sur la toile et là sur un forum je prends contact avec un membre qui a dans sa signature plusieurs Cadillac. On échange quelques mails et rapidement le téléphone sonne, présentations faites on parle technique. La semaine suivante j'effectue la réparation, vérification d'usage mise en route tout est parfait, donc un petit mail de remerciement. Comme beaucoup de passionnés nous avons plusieurs passions qui gravitent autour de la la mécanique, et il s'en suivra un échange régulier, chose rare de nous jours.

Cette page lui est donc dédiée, car je voulais simplement dire Merci à Monsieur Zimmermann,  Je lui laisse le soin de vous raconter son histoire avec ses propres mots, Mister Zimmermann c'est à vous ...

 

 

 

"C'est en août 1945 que j'ai vu le jour; j'ai grandi dans une contrée agricole de la Suisse romande. Mon père était menuisier et, pour son dépit, le bois ne m'a pas beaucoup inspiré. Très jeune, j'ai été attiré par les autos et, relativement tôt, par les américaines. Il n'y en avait qu'une je crois dans ce village; ce devait être une Chevrolet coupé fin 40, début 50; c'était l'épicier qui l'avait. La plupart des autos du village étaient des VW, que je ne peux même plus voir en peinture! Pour mon "malheur", mes parents n'avaient pas d'auto et n'en n'ont jamais eu. Ils ne se sont pas opposés à ce que je m'oriente du côté de la mécanique; par contre, ils n'ont pas jugé opportun que j'effectue un apprentissage directement dans l'automobile et m'ont envoyé dans une école de mécanique générale.

Ensuite, après un stage de deux ans dans une carrosserie, j'ai fait des études d'ingénieur automobile. Une fois ce parcours effectué, je suis entré à la GM Suisse en 1970 et ai occupé divers postes dans cette entreprise. La dernière avait le titre ronflant de "Service District Manager" pour les véhicules américains. Ce que j'avais voulu depuis tout jeune s'était réalisé! En ce qui concerne les voitures, j'ai attendu 1980 pour m'acheter ma première américaine: une Oldsmobile Cutlass neuve; le prix de ces autos, plus le rabais d'employé laisserait rêveur aujourd'hui!

Par le hasard de la vie, j'ai mis momentanément un terme à la construction de modèles réduit de voitures en achetant en 1982 une Cadillac Sedan de Ville de 1956. Cette voiture, très fatiguée a été restaurée dans un délai assez court de 2 à 3 ans. Il n'y avait pas Internet pour trouver les pièces; malgré tout, on y arrivait!

 

Cadillac Sedan de Ville 1956

 

Comme l'appétit vient en mangeant, j'ai poursuivi dans cette voie en achetant une Eldorado Brougham de 1957. Comme cette machine était nettement plus complexe que la de Ville, il m'a fallut 7 ans pour la restaurer; toujours sans Internet!

 

Cadillac Eldorado Brougham 1957

 

Pour couronner la collection, ma partenaire et moi avons trouvé que ce serait bien d'avoir aussi un cabriolet…qui fut acheté plus ou moins par correspondance. Elle n'était pas bien belle lorsque j'en ai pris "livraison"; son surnom de "Belle Rouille" en dit plus sur son état qu'une longue description! Grâce à cette auto, j'ai appris à souder et ai réappris à former des tôles. Après 10 ans, Belle Rouille pouvait être immatriculée; depuis, j'ai constaté, comme beaucoup d'autres, que c'est le style de carrosserie le moins pratique!

 

Cadillac Eldorado Biarritz 1956

 

 

En cours de restauration plusieurs personnes m'ont demandé: "et après, qu'est ce que tu restaures?" La réponse a toujours été nette: c'est terminé! Avoir 3 autos implique de l'entretien et la place à disposition, surtout en Suisse, n'est pas si facilement extensible. Ce qui fait que je suis revenu à mes anciennes amours: le modélisme, mais ça, c'est une autre histoire à suivre!

 

Credit Photos : Roger Zimmermann.

Roger Zimmermann


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