Buick Riviera 1963 ...

Publié le 05.09.2010



       

 

 


 

Lancée en 1963 et conçue par Bill Mitchell, le célèbre patron du style de la General Motors, la Buick Riviera n'a aucune relation avec les Riviera hard-top du passé, de luxueuses berlines deux portes sans montants dont la première apparaît en 1949. Entièrement nouvelle dans sa conception et son design, elle se démarque des gammes préexistantes de la firme et même de l'ensemble des productions de la General Motors. Elle a pour objectif de concurrencer la Thunderbird sur le créneau spécifique des voitures dites personal luxury, c'est-à-dire des coupés de haut de gamme à la ligne spécifique, où de la Ford qui occupe une position de quasi-monopole.

A l'origine, la Buick Riviera se présente comme un projet (de nom de code XP-715) destiné à ressusciter la marque La Salle. Mais après le refus de Cadillac de construire la voiture, c'est ironie de l'histoire, Buick qui récupère le projet. Ce détournement à une allure de revanche quand on sait que La Salle, victime de la concurrence de Buick pendant les années trente, dut être abandonnée par la General Motors en 1940 ! Mais Buick voulait s'approprier la voiture pour s'implanter sur un marché dont la marque connaissait la potentialité.

Elle ne sera disponible qu'en un seul modèle de type coupé. Installée au sommet de la gamme Buick, la Riviera sera le modèle le plus cher de la marque jusqu'en 1973. Durant cette période, trois générations de Riviera vont se succéder (1963 - 1965, 1966 - 1970 et 1971 - 1973). La voiture va ainsi connaître un immense succès commercial ; dépassant le modèle de la Ford Thunderbird l'ayant inspirée, elle sera elle-même imitée, au sein de la General Motors par la Pontiac Grand Prix et plus tard par la Chrysler Cordoba ...

 

En 1961, une telle ligne pouvait effectivement paraître plus proche de l'école italienne que de l'idéal américain. Dénuée d'aileron, de chromes excessifs et moulures abondantes, la Riviera dans sa première exécution, révèle une sobriété exemplaire.

Son profil rappelle certaines Grand Tourisme familiales de l'époque, mais la face avant demeure plus caractéristique avec sa calandre quatre phares et ses clignotants sous une grille en forme de calandre.

Construite sur une plate-forme spécifique de 117 pouces d'empattement, soit 2,97 mètres, elle n'est disponible qu'en un seul modèle de coupé.

Le choix de la mécanique ne posa pas de problème pour la firme. L'excellent V8 401 ci monté sur les Invicta et Electra depuis 1959, délivrant 352 chevaux SAE à 4400 tours, fut utilisé accouplé à une transmission automatique de type Turbine Drive.

 
 
                    

L'insonorisation et l'équipement en général firent enfin l'objet de recherches particulièrement poussées.

De nombreuses options traditionnelles furent ainsi intégrées à l'équipement standard, l'habitacle reçut un design aussi futuriste que celui de la carrosserie.

La Buick Riviera séduisit sans peine la clientèle de par son charme exotique, sa finition intérieur, et ses performances élevées.

La division Buick fut rapidement récompensée de ses efforts dés la première année, plus de 40000 amateurs jetèrent leur dévolu sur le nouveau coupé. 

Pour 1964 pas de grand changement, si ce n'est l' augmentation de la puissance passant à 425 ci et 360 chevaux, une nouvelle transmission plus adaptée à son caractère sportif, la production pour cette deuxième année est de 37958 unités.

 

 

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Credit Photos : General Motors History & Heritage.

Denis Eveillard


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