Ne voudriez-vous pas plutôt une Buick Riviera ...

Publié le 15.04.2018



       

 

 

Ne voudriez-vous pas plutôt une Buick Riviera ? 

C'est bien la question que je m'étais posé aussi après avoir lu un magnifique article et un dossier photo très complet sur les Buick Riviera ''Boat-Tail'' 1971-1973. C'était dans un magazine américain, ''Collectible Automobile'', que j'achetais chez Brentano's, la librairie américaine près de l'Opéra à Paris.

Je suis passionné depuis ma jeunesse par l'univers des voitures anciennes, j'ai un fort penchant pour les ''anglaises'' et les américaines des 50's et 60's m'ont toujours fait rêver. Le déclic a eu lieu lors de mon premier voyage aux USA en 1991, en Pennsylvanie.

 

 

Ma visite tombait à pic : elle correspondait avec le rassemblement annuel des Corvettes à Carlisle, dans le comté de Lancaster, endroit magnifique connu aussi pour sa population Amish. Jusqu'alors, je n'avais jamais vu un aussi grand rassemblement des modèles d'une seule marque. Les modèles exposés étaient pour la plupart dans un état sublime. Un modèle parmi tous avait capté mon admiration : la Stingray Split window de 1963.

A mon retour en France, ma décision était prise ; il me fallait une voiture américaine. Les modèles des 50's et 60's étaient trop onéreux pour ma petite tirelire et, m'étant aperçu qu'une Corvette ne correspondait pas du tout à mon style de conduite, car d'assise trop basse, je décidais de me tourner vers une full-size. Ce serait un modèle coupé hard-top sans montant et rien d'autre.

Le nom de Cadillac était pour moi synonyme de luxe, d'opulence et de confort, celui de Buick, je l'associais souvent aux docteurs, car elles sont robustes et fiables. Une année s'était écoulée et depuis l'article sur les ''Boat-Tail'' je m'étais promis celle-ci ou rien une Buick-Riviera 1971-1973. En quelque sorte une split window mais full-size.

 

Après avoir écorné les pages de plusieurs magazines spécialisés en espérant trouver une Riviera 1971-73, ce fut finalement une annonce d'un véhicule du sud de l'Angleterre qui m'apparut comme prometteuse.

Il s'agissait d'une Riviera 1972, de couleur vintage red, avec une particularité : son propriétaire avait fait refaire l'intérieur par un sellier avec du véritable cuir Connolly, y compris le ciel de toit et le coffre arrière. Une moquette rouge avait été installée. Le tout faisait rêver car, à l'origine, les Riviera n'étaient livrées qu'en finition vinyle, tissu ou vinyle-tissu ; pas d'option cuir disponible au catalogue !

 

 

 
Inutile de dire, après l'avoir examinée sous tous les angles, ma décision était prise. Un accord avec le propriétaire fut rapidement conclu. Deux semaines après j'étais sur le chemin du retour, au volant de ma première Boat-Tail. Première, car au fil des vingt dernières années, j'ai eu la chance, le plaisir et le privilège de posséder deux autres modèles de Riviera 72.
 

 

"Quand on aime on ne compte pas", ce pourrait être ma devise. Beaucoup d'heures supplémentaires sur mon lieu de travail et quelques autres restrictions aidant, le rêve devenait possible. Voulant préserver ma première Boat-Tail, je m'étais remis à la recherche d'une nouvelle Riviera mais cette fois aux USA, et une première main seulement.

C'est rendu sur place, à l'été 2004 au Wisconsin et à l'automne 2008 au Colorado que j'ai déniché ces deux autres modèles de Riviera 72. Je ne manquerai pas de revenir sur le sujet, des Riviera Boat-Tail en vous présentant ses deux belles acquisitions dans une livrée et finition trés différente.

Credit Photos : Denis Eveillard.

Theodor Landi


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